Mon expérience de l’allaitement: bilan mitigé mais plein d’espoir

Hello,

Aujourd’hui je souhaiterais aborder le sujet de l’allaitement.

Il existe une journée nationale ou mondiale de l’allaitement et à cette occasion, on peut voir fleurir sur l’ensemble des réseaux sociaux de magnifiques photos de mamans allaitant leur enfant. Je suis très admirative de ces mères qui nourrissent et câlinent leur bébé ainsi. L’allaitement est également reconnu pour ces bienfaits sur la santé de la mère et de l’enfant. J’ai donc naturellement à la naissance de baby Léa tenter l’expérience de l’allaitement mais tout ne s’est pas déroulé comme je l’imaginais avant sa naissance.Non que les choses se soient terriblement mal passées, ce n’était pas aussi simple que ce à quoi je m’attendais; beaucoup d’autres choses lorsque l’on devient parent pour la 1ere fois, cela va s’en dire!

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Je vais donc dans un 1er temps t’expliquer mes choix concernant cet allaitement, puis quels ont été mes doutes, mes questionnements dans ce parcours et enfin je dresserai un bilan de cette étape durant les 1ers mois de vie Baby L et comment je vois l’avenir lorsque nous souhaiterons accueillir un nouvel enfant dans notre famille.

Mes choix concernant l’allaitement

Les bienfaits de l’allaitement maternel

Le lait maternel est spécialement adapté pour répondre aux besoins du bébé dès sa naissance. Il a donc des bienfaits pour sa santé et son développement. De plus, l’allaitement a aussi des bienfaits pour la mère.

La composition du lait maternel varie pendant l’allaitement pour s’adapter aux besoins du bébé. Elle peut aussi se modifier selon l’alimentation de la mère ainsi le goût du lait peut change et permet au bébé de découvrir différentes saveurs.

Le lait maternel contient plus de 200 composantes (source Naître et grandir). Il est composé :

  • de protéines qui sont non allergènes, faciles à absorber et faciles à digérer;
  • de sucres et de gras qui fournissent l’énergie nécessaire aux cellules du bébé;
  • de vitamines et de minéraux comme la vitamine C et le fer;
  • d’enzymes qui facilitent la digestion du bébé;
  • d’acides gras essentiels qui pourraient influencer le développement du cerveau et de la vision;
  • d’anticorps et de molécules antimicrobiennes qui aident le bébé à se défendre contre les bactéries et les virus;
  • d’hormones et de facteurs de croissance qui pourraient stimuler la croissance et le développement du système digestif et du système immunitaire de l’enfant;
  • de cellules vivantes qui protègent le bébé des infections et qui stimulent son propre système immunitaire.

Vivre une expérience unique avec son enfant

Mettre au monde un enfant est une expérience riche et unique pour une femme et l’allaitement me paraissait tout à fait naturel et à la fois dans la continuité de la grossesse. Le geste d’allaiter permet entre autre un doux contact peau à peau entre la mère et son bébé mais répond non seulement aux besoins nutritifs du bébé, et aussi à son besoin de chaleur et de sécurité.

Comme l’allaitement permet des interactions fréquentes entre la mère et son bébé, le lien d’attachement est ainsi renforcé. (Cette proximité a également lieu chaque fois qu’une mère prend son bébé dans ses bras pour lui offrir le biberon.)

Voilà pourquoi j’ai souhaité tenté cette belle expérience qu’est l’allaitement.

Pas de pression concernant la durée

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF et la Société canadienne de pédiatrie recommandent de nourrir les bébés exclusivement avec du lait maternel les 6 premiers mois de leur vie.

Ça, ce sont les recommandations médicales dans l’idéal. Ensuite chaque maman fait comme elle le souhaite et comme le peut!

Pour ma part, je ne me suis mise aucune pression concernant la durée de mon allaitement afin de ne pas culpabiliser si cela devait s’arrêter avant. De plus, avant la naissance, je me demandais également comment le papa prendrait sa place dans ce duo mère-enfant que représente l’allaitement. Je ne savais pas non plus comment les choses allaient se dérouler dans la globalité donc je ne faisais aucun plan sur la comète. Si tout fonctionnait, c’était très bien, dans le cas contrainte, j’aurais au moins essayé d’apporter le meilleur pour mon enfant.

Mes questionnements, mes doutes

Dès la maternité, j’ai appelé plusieurs fois les puéricultrices et sages femmes afin qu’elles m’aident, me guident dans la mise au sein de mon bébé. C’était tout nouveau pour moi, je souhaitais qu’elle soit bien positionnée pour éviter au maximum les problèmes de crevasses et qu’elle ait une tétée efficace. Apparemment, la puce avait un peu de mal à prendre mon bout de sein en bouche alors nous avons utilisé des téterelles en silicone (d’après mes lectures, ce n’est pas très recommandé car cela peut faire le même effet qu’avec l’introduction précoce du biberon c’est à dire une confusion sein/tétine). Cela a bien fonctionné, elle prenait enfin bien le sein et prenait tout doucement du poids. De retour à la maison, la sage-femme a contrôlé également la bonne mise au sein, la qualité de succion et le poids de bébé; tout était OK. Je lui alors posé toutes les questions que j’avais notamment sur les pleurs de bébé le soir et le fait qu’elle ai besoin d’être quasi non-stop au sein (ce qui était épuisant pour moi).

Malgré ses explications, je me suis rendue à la pharmacie pour y rencontrer une conseillère en lactation et lui poser à nouveau mes questions.

J’étais perdue entre les recommandations faites à la sortie de la maternité où l’on t’explique qu’il faut mettre bébé au sein toutes les 3h et ce que j’avais pu lire avant mon accouchement concernant le sujet où il était préconisé d’allaiter à la demande. J’avais bien compris le mécanisme de l’offre et de la demande (besoin de l’enfant/ production de lait) mais je trouvais très fatiguant d’avoir bébé non stop dans les bras ou au sein. Je comprenais le besoin de ma fille d’être au sein le soir, la cause des tétées « grappes » de fin de journée mais n’empêche que j’avais du mal à rester sereine et ne cessais de chercher des informations.

Les remarques extérieures ne m’ont pas aidé non plus. En effet, lorsque bébé se met à pleurer, la plupart des gens de ton entourage réagissent de la même sorte et te disent que bébé a sûrement faim car c’est souvent la cause 1ere des pleurs. Sauf que lorsque tu es fatiguée, en proie au doute et que tu viens de nourrir ton enfant peu de temps avant, tu n’as qu’une envie c’est de répondre « NON! je viens de le nourrir, c’est autre chose dont il a besoin ». Car ces petites remarques anodines te font te questionner et te remettre en question sur ta capacité à nourrir correctement ton enfant, sur ta lactation etc…

Je ne buvais pas de tisanes d’allaitement (car je ne trouvais pas ça bon), j’avais peu de temps pour manger correctement, boire suffisamment et dormir correctement alors je me demandait si mon état général permettait réellement une bonne lactation.

Les conseils sur le passage au biberon « pour mieux contrôler » ce que bébé « prend » m’ont finalement fait basculer dans une forme d’allaitement mixte: tantôt au sein tantôt en tire-allaitement (lait tiré puis donné à bébé au biberon).

Mais il faut dire que lorsque l’on démarre le tire-allaitement et si l’on est pas bien renseignée sur le sujet, on peut prendre peur en voyant que l’on met 1/2h à tirer très peu de lait. « Et si mon bébé ne buvait que ça lors d’une tétée, c’est trop peu!? C’est pour cela qu’elle réclame souvent, elle a encore faim! »

Je sais aujourd’hui que la quantité de lait tiré via le tire lait n’est pas significatif de ce que peut prendre le bébé mais sur le coup j’ai pris peur. Du coup, j’avais pris l’habitude de tirer mon lait et de compléter avec du lait maternisé pour obtenir une quantité suffisante.

Et puis un tire allaitement c’est assez contraignant, la motivation n’était plus franchement là alors on est passé au 100% biberon et l’allaitement s’est doucement arrêté.

Heureusement, nous avons eu de la chance car Baby Léa a tout de suite bien accepté le biberon, nous n’avons pas galéré et acheté 1 flopée de biberons en quête de trouver  LA bonne tétine.

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Et la place du papa dans tout ça?

Dans ce parcours d’allaitement, mon homme a été un réel soutien pour moi. On peut dire qu’il était carrément plus confiant que moi et ne se posait pas autant de questions. L’instinct paternel?

En tant qu’homme non soumis aux hormones ou plutôt à la chute des hormones et tout ce qui en découle, il était beaucoup plus pragmatique que moi et faisait preuve de bon sens.

Il avait totalement confiance en nos pratiques en tant que « jeunes parents », il portait Léa en écharpe ou au bras, me l’apportait lorsqu’il fallait la nourrir. Il avait bien suivit les mises au sein à la maternité et m’aidait à bien positionner baby Léa comme l’avait fait la sage femme. Bien souvent, Léa tétait lorsqu’il était l’heure pour nous de préparer à manger et de passer à table; il me proposait donc de passer en cuisine en suivant les instructions que je lui donnais à distance depuis le canapé.

Je dois dire que lorsque je lui faisais part de mes craintes, de mes doutes, il a toujours su trouver les mots pour me rassurer et surtout me conforter dans ce nouveau rôle de maman. Il trouvait que  » l’on s’en sortait très bien ».

Je lui en suis très reconnaissante et ne lui ai peut être pas assez dit. Je pense qu’au quotidien, je peux souvent râler ou lui reprocher des petites choses que j’aimerais qu’il fasse ou qu’il fasse autrement; mais dans le fond, le plus important pour moi et qui fait (selon moi) le ciment de notre couple est le fait que l’on peut compter l’un sur l’autre dans les vrais moments importants. Il est mon roc, l’épaule solide sur laquelle je peux pleurer lorsque j’en ai besoin et celui qui sait me redonner confiance lorsque je doute.

Pour tout celà, si tu me lis mon amour, je te dit MERCI!

Mon bilan

Si je fais le bilan de mon allaitement sur la durée, disons que j’ai allaité exclusivement 6 semaines, allaité de façon mixte pendant 2 semaines environ; soit un allaitement d’une durée totale de 2 mois. Cette durée me semble plutôt courte mais je suis tout de même satisfaite de l’avoir fait et d’avoir pu lui donner pendant ces 8 semaines toutes les bonnes choses de mon lait.

Je regrette d’avoir manqué d’informations pour tenir bon et allaiter plus longtemps. Mais je pense que je ne suis certainement pas la seule dans cette situation. J’ai trouvé qu’en tant que femme enceinte, nous étions très entourée, suivie et préparée pour l’accouchement mais pas suffisamment dans « l’après ».

Mes souhaits pour l’avenir

Je me / nous souhaite pour notre futur 2e enfant (ceci n’est encore qu’un projet!) de glaner encore plus d’informations sur l’allaitement afin d’être parée.

Je pense que je porterais encore plus ce 2e petit bout afin d’avoir plus de facilités pour l’allaiter sans me sentir forcement « bloquée » dans mes activités le temps d’une tétée (car avec Léa, ça durait plutôt longtemps).

Je n’oublierais pas de boire beaucoup et peut être de tirer (un peu) mon lait entre 2 tétées pour stimuler la production surtout au début.

Je prendrais conseils autant de fois qu’il ne le faut après de ma sage femme ou d’une conseillère en allaitement, je rechercherais pourquoi pas des ateliers de partage autour de l’allaitement (exemple en PMI ou autre; j’ai de la même manière suivi un atelier massage pour bébé).

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Pour conclure, comme tu l’auras compris, mon bilan de l’allaitement n’est pas catastrophique mais plutôt mitigé (à mon sens) mais plein d’espoir car c’est un sujet qui m’intéresse et sur lequel je souhaite absolument travailler pour être au top la prochaine fois!

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Et toi, as-tu fait le choix d’allaiter ton enfant? Si oui pour quelles raisons? Comment as-tu vécu cette expérience? Quels ont été tes doutes, tes craintes?

Dans le cas contraire, racontes-moi aussi ton choix de ne pas allaiter ton enfant?

 

A bientôt, dans un prochain article!

 

Marilyne

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bilan allaitement

 


9 réflexions sur “Mon expérience de l’allaitement: bilan mitigé mais plein d’espoir

  1. C’est un bien joli parcours, tu n’as pas à en rougir! C’est super d’avoir pu tenir 8 semaines déjà.
    Je trouve aussi que la pression sociale joue beaucoup. Quand un bébé allaité pleure, pour quoi que ce soit, c’est toujours la faute du lait, donc la faute de la mère. Porter tout ce poids et toute cette culpabilité (qui n’a bien évidemment pas lieu d’être mais plus facile à dire qu’à vivre!) c’est lourd pour des épaules de jeune maman en plein chute d’hormone et en plein doute sur milles choses.
    Pour ma part ça n’a pas été la raison du sevrage. Ici c’est la reprise du travail et l’obligation de tirer mon lait pour la nounou (j’en pleurais à l’idée de donner du lait artificiel, j’étais pas prête à lui en donner quand j’ai repris) qui a eu raison de notre allaitement. J’ai tenu 4 mois après ma reprise pour finir sevrer complètement mon bouchon à 9 mois. J’ai comme objectif 6 mois d’allaitement alors je suis plutôt fière, mais pour un deuxième j’aimerais atteindre les un an, sans toutefois aller jusqu’au sevrage naturel je crois, je ne suis pas très à l’aise avec cette idée.
    Tu étais plutôt bien informée pour cette première expérience, je pense que ça se passera très bien pour un second bébé quand il sera là. Comme on dit c’est en forgeant…. et l’allaitement n’est pas si intuitif quand nous le dit je trouve.

    Aimé par 1 personne

    1. Hello, merci pour ton petit mot, ça me touche et me met du baume au cœur. Effectivement, j’avais posé 1001 questions à la SF ou la consultante en lactation mais j’avais tellement de doutes. C’était un bébé plutôt éveillé et qui pleurait beaucoup je trouvais. Je pense que les maux de ventre en sont principalement la cause mais j’ai trouvé ces premiers mois assez durs. Sur le moment j’ai bien vécu le sevrage car je me suis dit que si j’avais des doutes ou que bébé ne mangeait pas assez alors autant avoir l’esprit tranquille et être plus sereine. Depuis je m’interesse toujours à ce sujet afin de faire mieux la prochaine fois. J’aimerais pouvoir allaiter 6mois au minimum et puis on verra (pas de pression). Je pense que l’allaitement n’est PLUS intuitif car les connaissnces se perdent je pense. « Avant » toutes les mères allaitaient et je pense qu’on ne sevrait pas les bébés aussi tôt; dans d’autres pays celà se fait naturellement car c’est culturel. Dans notre société occidental, cette culture de l’allaitement se perd. Et après l’accouchement on est un peu largué dans la nature. Il existe des ateliers en PMI ou autres structures mais par manque d’info, on y va pas. Je prendrai les devants la prochaine fois!
      Bravo pour ton beau parcours d’allaitement, jusqu’à 9 mois avec le boulot c’est super!!!
      Je ne me vois pas non plus dans un sevrage naturel car ça peut durer longtemps 2, 3 ans …. je pense que je me sentirais gênée (encore une fois à cause du regard des autres j’imagine) et car c’est peu inscrit dans notre culture

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  2. Mon parcours est celui d’une tire allaitante exclusive. Je connais ces questionnements et surtout cette non aide de la part de professionnel. J’ai tout raconté en témoignage dans notre blog Famille Tout à Dire. Je suis également une des administratrices du groupe facebook les tire allaitantes bienveillantes. Nous aidons les mamans allaitantes ou tire allaitantes. C’est important d’être soutenues, aidées, conseillées.

    Aimé par 1 personne

  3. Joli témoignage et tu peux être fière de ce que tu as fait pour ta petite Léa, nous sommes si peu nombreuses à allaiter..
    Pour ma part la question ne s’est pas posée, j’ai instinctivement voulu allaiter. Ça a été très dur au départ (très très dur même !) mais j’ai tenu bon et ça fait 9 mois maintenant qu’elle n’a que mon lait ! Je tire-allaite 1 fois par jour et je vais l’allaiter 1 fois par jour sur mon lieu de travail et le reste du temps elle est allaitée toujours a la demande (Et elle s’est beaucoup régulée depuis ses toutes premières semaines 😁). j’ai écris un article sur mon blog pour raconter mon allaitement si tu veux avoir un peu plus de détails 😊

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup! 9 mois d’allaitement, waouh c’est top! bravo! J’espère réussir lorsque nous aurons un 2e enfant. Et du coup à 9 mois, allaitement à la demande, comment cela se passe-il vu qu’elle mange des aliments en parallèle? Est-ce plus des tétées réconfort ou vraiment nourricier? Mreci de ton retour, je vais te lire de ce pas

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  4. Je suis aussi passé par ces difficultés au début de mon allaitement. On ne nous dit pas assez à quel point cela peut être dur au début. Je me souviens que mon bébé n’avait jamais l’air repu et serein après une tétée et j’en étais profondément frustrée. J’ai réussi à tenir le coup et à 13 mois j’allaite encore mais les premières semaines il ne sait pas passé un jour sans que je ne pense à arrêter et à passer au biberon.

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